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Lundi 23 Juillet 2018 / 11 Av 5778
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  DIPLOMATIE
Numéro 1278 - 14.02.2018 - 29 Shevat 5778 

Afrique : l'autre guerre israelo-palestinienne
par Sarah Cohen
S'exprimant la semaine dernière devant des dizaines de chefs d'états lors de la 30ème Assemblée des chefs d'Etat africains à Addis Abeba, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a appelé ces pays à rejeter les efforts entrepris par Israël pour resserrer les liens mutuels avec ces états.

Alors que nombre de ces pays ont historiquement soutenu les Palestiniens sur la scène internationale, Israël a fait de la politique étrangère en direction des états africains le fer de lance de sa diplomatie sur ce continent.
En ligne de mire, Benjamin Netanyahou cherche certes à faire des percées diplomatiques –un constante de la politique étrangère israélienne-, développer les échanges économiques mais également à renforcer le soutien à Israel dans les enceintes institutions internationales, et notamment à l'Onu.

Très récemment, et comme en écho, Mahmoud Abbas, depuis sa rupture avec la diplomatie américaine comme médiatrice du conflit avec l'état hébreu, appelle l'Union africaine à participer à un Forum international de la paix, qui se substituerait aux initiatives des Etats Unis.

Pour Abbas, le "discrédit des Etats Unis " comme médiateur fait que "les efforts de paix exigent la mise en place d'un mécanisme multilatéral sous l'égide des Nations Unies".
Selon Mazen Shamieh, chef du département Afrique au ministère des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, dans une interview à l'agence de presse américaine The Media Line, "les Palestiniens entretiennent des relations avec les nations africaines depuis cinq décennies" .
Selon Chamieh, ces relations se sont intensifiées avec la part croissante de l'Afrique dans les échanges diplomatiques et commerciaux mondiaux.
Il reconnaît que n'a pas échappé à l'Autorité palestinienne le fait que l'Afrique représente globalement " le plus important bloc de votes à l'ONU".

Du côte palestinien – et Mazen Shamieh en convient- on observe avec inquiétude l'activité africaine du Premier ministre israélien; Shamieh affirme que les palestiniens "ont l'expertise et les capacités pour changer les réalités dans les pays africains en voie de développement". Autrement dit pour remplacer Israël dans ses actions sur le continent africain en matière de coopération sécuritaire, d'aide à l'agriculture et au développement.
Selon Hanna Issa, un analyste politique palestinien, Abbas a développé un réseau de solides relations avec les nations africaines, en particulier l'Afrique du Sud.
Ces relations, que l'on doit initialement à Yasser Arafat, ont été entretenues et développées par l'actuel président palestinien.

"Les Palestiniens doivent avoir les Africains à leurs côtés, notamment en ce moment au regard de la position ouvertement pro-israélienne de l'administration Trump sur le conflit israélo-palestiniené", affirme Issa.
Mais pour les pays africains, les relations établies avec Israël sont précieuses : elles s"'appuient sur les expertises israéliennes en matière de High Tech, d'énergie, d'eau, et bien entendu de sécurité.

Des domaines qui sont primordiaux pour la plupart des pays –et des régimes- africains.
Pour Ofir Gendelman, porte-parole du bureau du Premier ministre israélien, "Israël a considérablement développé ses partenariats africains"; il rappelle que Netanyahu a visité le continent à trois reprises au cours des 18 derniers mois.
Selon lui, "les Palestiniens tentent de déjouer ce rapprochement afro-israélien pour des raisons politiques vouées à l'échec car l'Afrique considère Israël comme un partenaire clé, tandis que l'AP n'a rien à offrir aux Africains".

Après le guerre des six jours, la plupart des pays africains ont rompu leurs relations diplomatiques avec l'état hébreu; mais pour Gendelman, la situation a changé: "ces dernières années, nous voyons Israël revenir en Afrique et l'Afrique revient en Israël".
Seule l'Afrique du sud, pays fortement marqué par un traditionnel soutien inconditionnel aux palestiniens, impose un recul aux relations bilatérales avec Israël; ancien l'ANC (African national congress, le parti au pouvoir") s'est prononcé pour la rétrogradation de l'ambassade israélienne au simple rang de "bureau d'intérêts".
Ce qui n'a pas empêché le ministre israélien de la Coopération, Tzachi Hanegbi, dêtre reçu de manière officielle par deux ministres en novembre dernier.

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