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Lundi 23 Juillet 2018 / 11 Av 5778
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Numéro 1278 - 14.02.2018 - 29 Shevat 5778 

Gaza: un risque d'effondrement dangereux pour la sécurité d'Israël
par E-M Chemla
Le chef d'état major israélien a lancé une mise en garde inquiétante : selon lui, la bande de Gaza est proche de l'effondrement, une situation qui pourrait mener droit à une nouvelle guerre entre Israël et le Hamas en 2018.

Le général Gadi Eisenkot se fait ainsi l'écho de nombreux avertissements d'officiers supérieurs israéliens, qui ont d'ailleurs présenté un certain nombre d'options militaires au gouvernement, en fonction des évolutions possibles de la situation à Gaza.
Son avertissement au cabinet dimanche dernier se base sur l'évaluation de la grave crise humanitaire qui sévit, selon lui, dans l'enclave dirigée par la Hamas - une crise humanitaire contestée ce jeudi le ministre de la défense, Avigdor Lieberman.

Eisenkot a appelé le gouvernement israélien à prendre des mesures pour éviter une aggravation brutale de cette crise. De manière étonnante, -alors qu'on pensait que cette décision satisfaisait l'état hébreu – il a averti que l'arrêt du financement de l'UNRWA ( le controversé bureau onusien qui gère l'aide aux palestiniens) par l'administration Trump pourrait avoir de graves conséquences.

Selon l'armée israélienne, jusqu'à récemment, de 800 à 1200 camions chargés de nourriture et de biens d'équipements franchissaient chaque jour la frontière en Israël et Gaza; un trafic qui s'est effondré jusqu'à ne plus représenter qu'environ 300 camions quotidiens.
L'effondrement de ce trafic n''est pas dû à un filtrage de l'armée israélienne, mais simplement à l'effondrement du pouvoir d'achat des gazaouis.
Une situation qui pourrait, dans un premier temps selon les militaires, se manifester par une reprise des affrontements autour de la frontière- avec les risques d'escalade en cas d'incident que cela comporte.

La semaine dernière, Israël a présenté un plan d'urgence pour améliorer la situation humanitaire de Gaza, en même temps qu'une demande de financement à la communauté internationale, lors d'une conférence - d'urgence également- des pays et organisations "donateurs" de l'Autorité palestinienne qui s'est tenue à Bruxelles.
Ce plan, d'un milliard de dollars, comprendrait l'aide israélienne à la construction d'infrastructures de dessalement de l'eau –un problème chronique à Gaza- , ainsi que de production d'électricité et de gaz naturel; à la marge, il s'agirait de moderniser la zone industrielle au passage d'Erez – le point de passage entre Israël et Gaza.

Il y a environ trois mois, le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires palestiniens, le général Yoav Mordechai, a réclamé l'équivalent d'un plan Marshall pour la bande de Gaza(le plan Marshall était un plan américain de financement massif des pays détruits pendant la seconde guerre mondiale). La communauté internationale, y compris Israël, s'engagerait à donner des fonds pour améliorer l'économie de l'enclave, et parant, le pouvoir d'achat de ses habitants. Mordechai a co-écrit un article dans lequel il insistait sur le lien entre le niveau de sécurité et les difficultés sociales et économiques.
Aujourd'hui, les militants des associations luttant en faveur des droits de l'Homme à Gaza décrivent une atmosphère délétère, alimentée à la fois par les difficultés économiques, mais également sur le nième échec d'un accord de réconciliation Fatah-Hamas
Cependant, les rumeurs d'un conflit imminent entre Israël et le Hamas pourraient être exagérées par les 2 protagonistes; pour Israël, il s'agirait de passer des messages signifiant à la milice islamiste que l'état hébreu est militairement prêt à une nouvelle confrontation.

Pour le Hamas, il s'agit de faire monter la pression concernant la situation humanitaire dans la bande de Gaza- et accessoirement d'accentuer l'étau sur Mahmoud Abbas au sujet des discussions sur la réconciliation qui achoppent toujours.
Il est cependant quasiment acquis qu'à moins d'une escalade sensible –par exemple des tirs intensifs sur le sud d'Israël – Israël ne prendra pas l'initiative d'un nouveau conflit, et il en est, à priori, de même pour le Hamas.
Quand à l'Egypte, autre arbitre régional, elle n'a absolument pas besoin, aujourd'hui, d'un conflit à ses frontières alors que le pays est engagé dans une lutte sans merci contre les djihadistes du Sinaï.

Une délégation de hauts responsables du Fatah devrait se rendre prochainement dans la bande de Gaza pour des réunions avec le Hamas et les autres factions palestiniennes de l'enclave.
L'Autorité Palestinienne affirme que le Hamas n'a pas encore renoncé à sa main mise sur la sécurité ou la collecte des impôts, tandis que le Hamas accuse l'Autorité palestinienne de se soustraire à ses responsabilités envers la bande de Gaza.
Selon les islamistes de Gaza, alors qu'ils auraient strictement rempli leur part de l'accord, Abbas n'aurait toujours pas levé les sanctions qui les frappent.

Selon des sources palestiniennes au quotidien arabe Al Hayat, Mahmoud Abbas proposerait un plan de paix alternatif à celui de Donald Trump, après que le Président américain a signifié son intention de déplacer l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

Le plan américain prévoit une reconnaissance progressive d'un Etat palestinien organisé dans les limites de la ligne verte – les frontières de 1967 – avec des échanges de territoires permettant à Israël de conserver et annexer les grandes implantations.
Selon Al Hayat, Abbas aurait conditionné son accord à un accord préalable sur la question des frontières, ce qui a été écarté par Donald Trump, qui estime que son plan n'est pas négociable.
Tout cela n'est confirmé par l'Autorité palestinienne et les discussions se poursuivent, notamment avec la Russie pour avancer vers une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

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Le journal video (en anglais)